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Youth    Jeudi 15 Octobre  20h30

Youth    de Paolo Sorrentino

Bande Annonce

Synopsis et détails

 

Fred Ballinger et Mick Boyle, tous deux presque octogénaires, sont amis depuis très longtemps. Les deux hommes ont un autre point commun : ils font partie des prestigieux pensionnaires d'un hôtel de luxe situé au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d'orchestre, est bien décidé à ne plus travailler, malgré de sérieuses sollicitations. Mick, cinéaste, est, lui, bien résolu à poursuivre sa carrière et travaille au scénario de son prochain film. Les deux hommes sont par ailleurs confrontés aux problèmes de leurs enfants, dont les vies sentimentales sont compliquées

 

 

DHEEPAN - Extrait 1 - 

 

Youth - Extrait 2 - 

Critiques à voir & écouter

Critiques à lire

 

 

 

 

Deux octogénaires. L'un, Fred, le chef d'orchestre (Michael Caine), est à la retraite. L'autre, Mick, le cinéaste (Harvey Keitel), pas. Le premier ne fait que refuser à l'émissaire stressé de Sa Majesté Elizabeth de diriger une composition dont semble raffoler le prince Philip. Le second prépare, avec des scénaristes dévoués, mais en panne, son film testament, qu'il compte tourner avec sa star aux deux oscars, qu'il a révélée, jadis. Ils se connaissent depuis des lustres, se retrouvent souvent dans cet hôtel de luxe au pied des Alpes suisses, dont ­Paolo Sorrentino fait, à la manière de Fellini, son maître, le symbole d'une ­société finissante, à la Satyricon.

Dans La Grande Bellezza, son film précédent — son chef-d'oeuvre pour l'instant —, des mondains dansaient sur un volcan, comme des pantins sous électrochocs. Ici, ils sont au repos, en attente, presque sans défense. Un jeune acteur hollywoodien (Paul Dano), fan de Novalis et malheureux de devoir sa célébrité à un rôle de robot qu'il méprise. Un couple sombre et taciturne, mais qui exprime bruyamment sa sensualité dans les forêts alentour. Une Miss Univers moins bête que prévu. Sans oublier Maradona (incarné par un sosie), de plus en plus obèse et essoufflé, arborant, sur le dos, un gigantesque tatouage de Karl Marx...

Paolo Sorrentino va d'un personnage à l'autre, imaginant, autour de chacun, des saynètes révélant, en un éclair, la stupidité de l'un, la générosité de l'autre. Il observe ses héros avec la délectation d'un manipulateur, d'un entomologiste, d'un magicien. Il fait d'eux les pièces d'un puzzle invisible qu'il assemble peu à peu, presque à leur insu. Il y a de la hauteur dans sa démarche, de l'orgueil, aussi, et c'est précisément cette arrogance qui le rend détestable aux yeux de ceux qui n'aiment les cinéastes démiurges que lorsqu'ils sont morts (Welles, Kubrick, Hitchcock...). En fait, comme un grand moraliste, Sorrentino voit les gens tels qu'ils sont, mais les filme comme ils pourraient être — comme ils parviennent à devenir, parfois : le héros des Conséquences de l'amour rachetait sa vie ridicule par une mort honorable. Celui de La Grande Bellezza préservait, au coeur de sa dolce vita permanente, le souvenir d'un amour de jeunesse et, avec lui, sa pureté perdue.

Par instants, lorsque la petitesse domine, lorsque la vulgarité l'emporte, Sorrentino enrage. Il éructe. Ce n'est plus Fellini qui l'inspire, mais Robert Aldrich, dont les seuls mots d'ordre étaient, on s'en souvient : démesure, bouffonnerie et ricanements. Dans une scène tonitruante, que le cinéaste dirige avec une réjouissante brutalité, débarque une Jane Fonda grandiose, maquillée comme la Baby Jane d'Aldrich, venue expliquer au cinéaste à qui elle doit tout qu'il n'est plus rien : un dinosaure, un souvenir de cinémathèque, un crétin... Avec elle, durant quelques secondes, c'est la laideur qui triomphe. Alors que toute l'oeuvre de Sorrentino tente, avec une ferveur qu'il arbore comme une oriflamme, de prôner et de prouver la survie de la beauté. Qu'elle soit tapie au coeur des villes (Rome dansLa Grande Bellezza). Ou dans ces silhouettes faussement dérisoires que le cinéaste aligne de film en film : dans Youth, ce serait, évidemment, ce Maradona ventripotent qui, soudain agile, touché par la grâce, fait rebondir sur son pied une balle de tennis qu'il envoie de plus en plus haut, vers le ciel... — Pierre Murat

Autres critiques

 

 

20 Minutes par La Rédaction

Ce film magnifique a été l’un des grands oubliés au Palmarès du Festival de Cannes. (...) On se laisse emporter dans un univers onirique dont la beauté ne torpille pas l’émotion.

 

Culturebox - France Télévisions par Pierre-Yves Grenu

Paolo Sorrentino nous présente ses meilleurs vieux dans un film tout à la fois spectaculaire, délicieusement drôle et très émouvant.

 

GQ par Caroline Veunac

Comme ses précédentes réalisations, Youth ne fait pas dans l’ascèse, et ça marche.

 

La Croix par Arnaud Schwartz

Derrière le clinquant de cette œuvre, qui indispose certains, se cache une manière d’autoportrait, riche des questions d’un cinéaste de 45 ans qui semble déjà venir de si loin.

 

La Voix du Nord par Philippe Lagouche

Un vrai bain de septième art ! Monstrueusement cinématographique. Opératique et allégorique. Insolite et excentrique. Drôle et cruel. Touchant mais pas pleurnichard. Si finement dialogué.

 

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche

La mise en scène, flamboyante, ausculte les corps et les âmes au moyen d’instantanés impressionnistes tout en accordant une place prépondérante à la musique. Un récit très émouvant, qui fait rimer nostalgie avec cynisme, poésie avec humour, sans oublier l’apparition fracassante et jubilatoire de Jane Fonda.

 

Le Parisien par Pierre Vavasseur

Michael Caine et Harvey Keitel sont magistraux dans le chef-d'oeuvre de Paolo Sorrentino, sur le destin, injustement recalé à Cannes.

 

Metro par Marilyne Letertre

Youth est une merveille de malice et de tendresse, doublée d’une réflexion pertinente et amusante sur les egos artistiques et les affres de la création.

 

Ouest France par Pierre Fornerod

Dans une mise en scène inventive et surprenante, Paolo Sorrentino célèbre les vertus de l'éternelle jeunesse avec un allant contagieux.

 

Gala par Jean-Christian Hay

Quelle belle idée que d’avoir réuni le so british Michael Caine et le très ricain Harvey Keitel ! Réuni à l’écran, le tandem est souvent très drôle comme lors de la scène de la piscine, qui devrait deve­nir culte.

 

Positif par Christian Viviani

Film étrange, tantôt bouleversant, tantôt pris au piège de sa forme stylisée, Youth n'en est pas moins une oeuvre signifiante chez un cinéaste conscient de ses maîtres (le film est dédié à Francesco Rosi) mais profondément personnel.

 

Première par Frédéric Foubert

C’est un opus mineur, celui où son auteur se laisse aller à quelques facilités qu’on ne pardonnerait pas à d’autres. (...) Malgré les scories, Youth se regarde donc avec un plaisir monstre. C’est du cinéma, oui, et ça se voit. Du cinéma qui cherche à chaque instant à éclabousser la rétine. 

 

Studio Ciné Live par Sophie Benamon

POUR : Après "La Grande Belleza", oeuvre felliniesque sur la laideur, Paolo Sorrentino livre au contraire, avec "Youth", un film plus simple, plus émouvant sur le temps qui passe. On sort la gorge serrée de ce constat tendre-amer qui pose des questions essentielles: a-t-on fait les bons choix?

 

 

N'a pas aimé le film

 

aVoir-aLire.com par Alexandre Jourdain

Virtuose et exaspérant à la fois, Youth manque de cette modestie qui ferait à n’en pas douter passer le cinéma de Sorrentino pour étincelant. 

 

Le Monde par Franck Nouchi

La présence de deux formidables acteurs, Michael Caine et Harvey Keitel, n'y change rien : c'est très long.

 

Le Nouvel Observateur par Jérôme Garcin

Ces deux rois fainéants qui se regardent tantôt le nombril et tantôt la prostate ont inspiré au réalisateur clinquant d’"Il Divo" et de "la Grande Bellezza" une fable loufoque (...) dont on préconise la diffusion thérapeutique dans les services de gériatrie.

 

TF1 News par Romain Le Vern

Malgré quelques éclats de bizarrerie (les fugues mentales) et de drôlerie (les répliques acerbes), "Youth" se révèle moins surprenant que les précédents longs métrages de Paolo Sorrentino : abrasif au début puis de moins en moins, un peu trop dans la vénération de ses stars pour les bousculer.

 

Cahiers du Cinéma par Vincent Malausa

L’ennui qui gagne au fil des croassements des personnages, comme la monotonie des gazons et des moquettes d’hospice, font presque regretter la grandiloquence criarde et éberluée des précédents navets de Sorrentino, "This Must Be the Place" ou "La Grande Bellezza".  

 

Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain

Sorrentino semble souffrir d'une vieillesse dont il ne projette que des clichés désuets et baveux.

 

Libération par Didier Péron

Entre Resnais pour les nuls et et Fellini-quattro formaggi, tambouillant d’un œil pétillant son magma entropique d’images surléchées pour pub de parfum et ses effets de manches (souvent étonnamment approximatifs) de visionnaire en surchauffe, Sorrentino trahit à sa façon un certain état du cinéma d’auteur international frappé de boursouflure.

 

Studio Ciné Live par Thomas Baurez

CONTRE : Sorrentino filme un monde et des personnages dévitalisés et peine à entrer dans le dur. Sa caméra ne cesse de papillonner dans l'espace pour éviter de se confronter à l'humain. C'est un aveu d'échec.

La critique complète est disponible sur le site Studio Ciné Live

Fiche technique

Titre original : La Giovinezza
Date de sortie : 09 Septembre 2015
Réalisateur : Paolo Sorrentino
Nationalité : Italie, France, Suisse, Royaume Uni
Genre : Drame
Année : 2015
Durée : 118 min.
Scénario : Paolo Sorrentino
Interprétation : Michael Caine (Fred Ballinger), Harvey Keitel (Mick Boyle), Rachel Weisz (Lena Ballinger), Paul Dano (Jimmy Tree), Jane Fonda (Brenda Morel), Mark Kozelek (Lui-même), Robert Seethaler (Luca Moroder), Alex Macqueen (Emissaire de la Reine), Luna Zimic Mijovic (Jeune masseuse), Paloma Faith (elle-même), Ed Stoppard (Julian), Sonia Gessner (Melanie), Madalina Diana Ghenea (Miss Univers), Sumi Jo (Elle-même)
Musique : David Lang
Photographie : Luca Bigazzi
Montage : Cristiano Travaglioli
Producteurs : Carlotta Calori, Francesca Cima, Nicola Giuliano – Coproducteurs : Fabio Conversi, Anne Walser
Maisons de production : Indigo, C-Films AG, Barbary Films, Pathé Production, France 2 Cinéma
Distribution (France) : Pathé distribution
Récompenses : Sindacato Nazionale Giornalisti Cinematografici Italiani : Paolo Sorrentino (meilleur réalisateur), Luca Bigazzi (meilleure photographie), Cristiano Travaglioli (meilleur montage)
Budget : 12 300 000 € (estimé)

 

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Le dossier de presse.

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