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DHEEPAN   Jeudi 24 Septembre  20h30

L'étreinte du serpent                                Jeudi 4 Février 20h30

de Ciro Guerra

de Naomi Kawase 

avec; Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida

2016 - Japon / France / Allemagne - VOST - 1h53 - Scope - 5.1

PRIX / FESTIVALS  / Festival de Cannes 2015/  Sélection officielle - Un Certain Regard

Bande Annonce

Synopsis et détails

 

Karamakate, un chaman amazonien puissant, dernier survivant de son peuple, vit isolé dans les profondeurs de la jungle. Des dizaines d’années de solitude ont fait de lui un chullachaqui, un humain dépourvu de souvenirs et d’émotions. Sa vie est bouleversée par l’arrivée d’Evans, un ethnobotaniste américain à la recherche de la yakruna, une plante sacrée très puissante, possédant la vertu d’apprendre à rêver. Ils entreprennent ensemble un voyage jusqu’au cœur de la forêt Amazonienne au cours duquel,  passé, présent et futur se confondent, et qui permettra à Karamakate de retrouver peu à peu ses souvenirs perdus.

 

 

 

 

 

 

El abrazo de la serpiente de Ciro Guerra  a reçu le Art Cinema Award, remis à un long métrage de la Quinzaine par la CICAE, Confédération Internationale des Cinémas d'Art et Essai.

A Ecouter

L'étreinte du serpent -
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Critiques

« Les Délices de Tokyo » de Naomi Kawase, critique du film par Olivier Père, Arte « Un an après le très beau Still the Water, le nouveau film de Naomi Kawase AN (Les Delices de Tokyo) est peut-être son meilleur. Attachée à sa ville natale de Nara et aux zones naturelles du Japon – campagne, forêts, îles et rivages – propices à ses mé- ditations shintoïstes sur le rapport entre l’homme et le monde, elle délaisse pour la première fois les scénarios originaux pour adapter un roman de Durian Sukegawa auréolé d’un grand succès de librairie, et installe sa caméra dans une petite gargote tokyoïte dans laquelle Sentaro, un gérant alcoolique et revenu de tout cuisine sans conviction des « dorayakis » (crêpes fourrées aux haricots rouges confis) pour les étudiants et quelques habitués du quartier. Jusqu’au jour où une vieille dame, Tokue, insiste pour travailler à ses côtés. Il découvre ses fabuleux talents culinaires, et en particulier son art de la fabrication de la pâte « An » formée à partir de haricots rouges (« azuki ») pour fourrer les pancakes. La vieille dame aux mains accidentées et à la gentillesse infinie accorde une sorte d’amour et de dévotion à ces haricots rouges qu’elle cuisine selon un rituel poétique capable de faire entrer toute l’harmonie de l’univers dans une casserole... Au-delà d’une délicieuse recette de cuisine, la vieille dame et son employeur retrouvent un lien séculaire oublié entre l’homme et le règne végétal, et donc la nature. Cuisiner et savourer des mets délicieux s’érigent aussi en résistance à la violence et à la vulgarité du monde moderne, comme un retour aux sources, une façon de regagner sa dignité. Même en ville, Kawase observe le cycle des saisons et de la vie au travers des rythmes saisonniers et en particulier les cerisiers dont la floraison si belle et si fugace évoque la mort. Comme les pétales des cerisiers, la vie est source de joie mais elle s’efface brusquement. Sentaro et Tokue sont deux parias de la société, l’un a connu la prison et s’est endetté à vie, noyant sa tristesse dans l’alcool, l’autre, portant les stigmates de la lèpre, vit à l’écart du monde avec ses semblables, victime des préjugés dans un sanatorium. On l’aura compris AN est un film bouleversant, l’histoire d’une rencontre et d’une amitié insolites qui débouche sur une ré- flexion sur la beauté et le mystère de la vie. Plutôt que de ressasser à l’infini le même film Kawase se remet en question en s’emparant de l’histoire d’un autre et en adoptant un style plus classique, une caméra moins flottante. L’écran large et la rigueur des plans, à la lenteur jamais pesante, apportent une grâce nouvelle. Mais Kawase demeure fidèle à sa philosophie de la vie et du cinéma. Rarement hommes et femmes, aux différents âges de l’existence, en proie au doute ou au désespoir, n’auront été filmé avec autant de bonté et de délicatesse. Nul doute que ce chef-d’œuvre saura émouvoir de nombreux spectateurs, y compris ceux qui ne connaissaient pas les films précédents de Naomi Kawase, ici au sommet de son art. »

Fiche technique

  • L’Étreinte du serpent

  • (El Abrazo de la Serpiente)

  • Colombie, Vénézuéla, Argentine- 2015

  • Réalisation: Ciro Guerra

  • Scénario: Ciro Guerra, Jacques Toulemonde Vidal

  • Image: David Gallego

  • Décors: Angelica Perea, Alejandro Franco

  • Costumes: Catherine Rodríguez

  • Son: Marco Salavarria

  • Montage: Cristina Gallego, Étienne Boussac

  • Musique: Nascuy Linares

  • Producteur(s): Cristina Gallego

  • Production: Cesar Rodriguez

  • Interprétation: Jan Bijvoet (Theo), Brionne Davis (Evan), Nilbio Torres (Karamakate jeune), Antonio Bolivar (Karamakate vieux), Yauenkü Migue (Manduca), Nicólas Cancino (Anizetto), Luigi Sciamanna (Gaspar)

  • Directeur artistique: Ramses Benjumea

  • Postproduction, effets spéciaux:Cinecolor

  • Distributeur: Diaphana Distribution

  • Date de sortie: 23 décembre 2015

  • Durée: 2h05

 

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A Voir

Les interviews

Dans son troisième long-métrage, “L’Etreinte du serpent”, le cinéaste colombien porte à l'écran une quête spirituelle en noir et blanc en Amazonie. Il nous raconte ce chef-d’œuvre épique suspendu entre rêve et cauchemar.

 

Deux fois dans sa vie, à des décennies d’intervalle, un chamane s’arrache à sa solitude pour guider un savant occidental au cœur de l’Amazonie. Quête spirituelle en noir et blanc, chef-d’œuvre épique suspendu entre rêve et cauchemar, L’Etreinte du serpent est un film à part, le troisième long-métrage du réalisateur colombien Ciro Guerra, qui nous a raconté le « voyage ».

Comment est née l’idée du film ?

Je rêvais de tourner en Amazonie. La forêt couvre presque la moitié de la Colombie, mais elle reste, pour la majorité de mes compatriotes, infiniment lointaine, comme absente, presque oubliée. Quand j’ai commencé à m’y intéresser, j’ai découvert les carnets de voyage de l’ethnologue allemand Theodor Koch-Grunberg (1872-1924) et du botaniste américain Richard Evan Schultes (1915-2001). J’ai été frappé par leurs descriptions. 

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A télécharger

Dossier de presse

Pour aller plus loin

Quand je regardais une carte de mon pays,
je ressentais un profond sentiment de désarroi.
La moitié du territoire était une terre inconnue, un océan vert dont je ne savais rien.
L’Amazonie, ce territoire insondable que l’on réduit bêtement à de simples concepts. 
La cocaïne, la drogue, les Indiens, les rivières, la guerre.
Cet immense espace ne comprend vraiment rien d’autre ? 
Pas de culture, pas d’histoire ?
Aucune âme pour transcender cela ?
Les explorateurs m’ont fait comprendre que si.
Ces hommes qui ont tout quitté, qui ont tout risqué, pour nous faire découvrir un monde qu’on ne pouvait pas même imaginer.
Ils ont établi le premier contact, alors que sévissait l’un des plus terribles holocaustes que l’homme ait jamais connus.
L’homme est-il capable, à travers la science et l’art, de transcender la cruauté?
Certains hommes y sont parvenus.
Les explorateurs ont raconté leur histoire.
Pas les Indiens.
Voilà de quoi il s’agit.
Une terre de la taille d’un continent qui reste à raconter.
Une terre jamais montrée par notre cinéma.
Cette Amazonie-là a disparu.
Mais le cinéma peut la faire revivre

Ciro Guerra

Theodor Koch-Grunberg

Theodor Koch-Grunberg. Indiens d'Amazonie en 1911. 
film enregistré par l'ethnographe allemand Theodor Koch-Grunberg entre les Indiens Carib Taulipangs, appartenance linguistique, les résidents de la région de White River Valley en 1911. Dans la vidéo vous pouvez voir la préparation de manioc  pour l'alimentation et la boisson, les processus de construction de hamacs, jeux de certains enfants, ainsi que la danse de parisherá (ou parishara) à la fin de la vidéo.

 

Richard Evan Schultes

Filmographie

Ciro Guerra

 

Né à Río de Oro (Colombie) en 1981. Ses deux premiers films, 

L'Ombre de Bogota 

et Les Voyages du vent,

ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux parmi lesquels Cannes, Toronto, San Sebastian, Rotterdam, et Locarno, remportant plus de 40 récompenses internationales. Ils représentèrent également la Colombie aux Oscars et furent distribués dans une vingtaine de pays. El abrazo de la serpiente est son troisième fil

 

Aguire ou la colère des dieux

La lettre de Michel

Vos impressions sur le film

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