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DHEEPAN Jeudi 24 Septembre 20h30
L'étreinte du serpent Jeudi 4 Février 20h30
de Ciro Guerra
Bande Annonce
Synopsis et détails
Karamakate, un chaman amazonien puissant, dernier survivant de son peuple, vit isolé dans les profondeurs de la jungle. Des dizaines d’années de solitude ont fait de lui un chullachaqui, un humain dépourvu de souvenirs et d’émotions. Sa vie est bouleversée par l’arrivée d’Evans, un ethnobotaniste américain à la recherche de la yakruna, une plante sacrée très puissante, possédant la vertu d’apprendre à rêver. Ils entreprennent ensemble un voyage jusqu’au cœur de la forêt Amazonienne au cours duquel, passé, présent et futur se confondent, et qui permettra à Karamakate de retrouver peu à peu ses souvenirs perdus.
El abrazo de la serpiente de Ciro Guerra a reçu le Art Cinema Award, remis à un long métrage de la Quinzaine par la CICAE, Confédération Internationale des Cinémas d'Art et Essai.


A Ecouter

Critiques

Ce n’est pas de la science-fiction, pourtant c’est aussi un voyage vers une planète inconnue : l’Amazonie. Un lieu où la rationalité occidentale n’a pas cours, où les savoirs et les certitudes des Blancs ne servent pas à grand-chose. C’est le fleuve, seul moyen de déplacement, qui est au centre du film, et non la forêt, par définition impénétrable.
Pirogue.L’Etreinte du serpent mêle deux trajets : celui d’un ethnologue allemand vers 1910, et celui qu’entreprend, quelques décennies plus tard, un Américain sur les traces du premier, dans une région située entre la Colombie et le Brésil. La pirogue qui les mène tous deux à la recherche d’une plante sacrée, la yakruna, est guidée par le même homme, le chaman Karamakate. Pour le vieil Allemand, gravement malade, il est vital de trouver la plante : elle seule peut lui permettre de survivre et d’achever son travail de recherche. Pour l’Américain, les motivations sont plus obscures. Le film mêle les fils des deux histoires, comme si, sur la même rivière, deux temporalités coexistaient.
Le voyage, au gré paresseux du fleuve, est également une introspection : les Blancs comme les indigènes mesurent la distance qui les sépare. Chacun aussi s’enfonce dans sa jungle personnelle, à la recherche d’une vérité qui lui échappe. En attendant de trouver la fleur de yakruna, toute une pharmacopée poétique vient en aide aux voyageurs : une poudre que le chaman insuffle dans les narines de l’explorateur allemand, le mambé, le caapi, le chiricaspi… Autant de psychotropes plus ou moins liés à l’hévéa, l’arbre à caoutchouc, qui intéresse les Occidentaux pour d’autres raisons : au début du XXe siècle, l’industrie (de guerre notamment) a un grand besoin de latex. Des colons vont donc envahir l’Amazonie pour saigner les arbres et recueillir leur sève, chassant ou massacrant des populations déjà victimes de l’évangélisation des pères missionnaires.
C’est ce contexte historique précisément situé qui fait de l’Etreinte du serpent bien plus qu’une fantaisie new age pour lecteurs de Carlos Castaneda, comme le furent Au-delà du réel, de Ken Russell, ou le Blueberry de Jan Kounen. Voyage vers ce monde irrémédiablement disparu, filmé dans un magnifique noir et blanc, riche d’une infinité de nuances, l’Etreinte du serpent (El abrazo de la serpiente, en VO) est aussi un grand film d’aventures, une sorte de bande dessinée parcourue par d’étranges personnages : un moine entouré d’enfants, un récoltant de caoutchouc infirme et halluciné, un gourou qui se prend pour le messie, régnant sur une communauté sectaire exaltée…
Constat.Le réalisateur colombien Ciro Guerra s’est inspiré des récits de deux explorateurs occidentaux, notamment l’ethnologue allemand Theodor Koch-Grünberg (1872-1924), et en tire le constat que des centaines de civilisations, langues, croyances et savoirs ont été détruits à jamais par cette violente irruption de la «civilisation» dans des communautés restées quasiment vierges de tout contact extérieur.
Un saisissant film-trip, aussi factuel qu’halluciné, sur deux explorations en Amazonie au XXe siècle.
Comme plusieurs de ses confères sud-américains (argentins surtout), Ciro Guerra opte pour une immersion dans la nature, en l’occurrence la forêt amazonienne, qui occupe une grande partie de son pays, la Colombie. Partant de la proverbiale figure de l’explorateur blanc plongé dans l’enfer vert, il délaisse les sentiers battus de la colonisation pour restituer aux Indiens la dignité et la richesse spirituelle que leur déniaient les conquistadors d’antan. Ce n’est pas une relation de voyage classique, mais plutôt un trip, initiatique si l’on veut, où l’Occidental sera transformé par son échange avec les indigènes.
Si dans ses grandes lignes le film s’apparente au fameux Aguirre, la colèrede Dieu de Werner Herzog, il en diffère en substituant la communion à la colonisation. Ici les Blancs, malgré les craintes justifiées des Indiens, ne s’imposent pas et ne sont pas des prédateurs. A la limite, ce sont des reporters ou scientifiques à la Humboldt ou Lévi-Strauss. Tournée en noir et blanc, cette dérive jusqu’aux confins de la mort rappelle immanquablement celle du Dead Man de Jim Jarmusch. On est dans ce type de dépaysement et de fantaisie. La particularité principale du film est son enchevêtrement de deux lignes narratives, mettant en scène le même Indien, Karamakate, à deux époques éloignées de sa vie.
Au début du XXe siècle, il devient le guide d’un ethnologue allemand, Theodor Koch-Grünberg, puis, dans les années 1940, celui d’un botaniste américain, Richard Evans Schultes. Ceux-ci ont bien existé, mais Guerra ne fait pas leur biographie. Il tente de décrire le moment où ces hommes délaissent leur bagage occidental pour partager la vision des Indiens. L’un, malade, cherche un remède, l’autre une plante hallucinogène.
Une utopie, un film-monde
Leur quête entraîne un largage des amarres, à la fois métaphorique et concret (ils voyagent en barque), qui mène insensiblement à une forme de perdition, voire de décomposition du réel, et in fine au trip psychédélique. Pourtant, le film n’est ni brouillon ni impressionniste. Il est clair et lisible, égrenant des épisodes variés sans jouer sur une quelconque subjectivité.
Le voyage fluvial, assimilable au chemin vers la connaissance ou vers l’au-delà, dicte son aspect méandreux au film, émaillé de rencontres pointant les déviances de la civilisation chrétienne – des enfants indiens élevés comme des esclaves par un moine ; une hallucinante secte christique pratiquant des sacrifices humains. L’Etreinte du serpent, qui illustre toute une cosmogonie et façonne une microsociété humaine de bric et de broc, est une utopie, un grand film-monde.
Le troisième long métrage de Ciro Guerra se déroule en Amazonie colombienne. Il mêle deux épisodes d’exploration sur un affluent du grand fleuve, au contact des tribus amérindiennes ou de ce qu’il en reste. Un personnage est commun à ces deux moments, à 40 ans de distance : Karamakate, le « bougeur de monde », celui qui connaît les plantes et intercède avec les Puissances célestes. Karamakate est un chaman qui vit dans la jungle, seul survivant de sa tribu massacrée dans son enfance par les Colombiens.
La première expédition remonte au début du XXe siècle. Un universitaire allemand parti de Tübingen durant quatre ans accompagné d’un Indien dévoué qu’il a racheté à des « caucheros », ces aventuriers sans foi ni loi qui exploitent les indigènes pour recueillir la sève de l’hévéa. Cet Allemand veut se soigner d’une maladie dont on ne saura s’il s’agit de la malaria ou d’une affection plus psychologique. Pour cela il a besoin de layakruna, plante hallucinogène qui fait rêver et qu’il est le seul à savoir préparer. Bon gré mal gré, ce dernier les accompagne dans un voyage difficile et violent qui n’épargnera personne…
Le second explorateur qui dispose des carnets du premier est un jeune ethno-botaniste qui parcourt la jungle pour un prétexte similaire : il recherche lechaman et la plante pour l’aider à rêver ; mais ses motifs réels sont bien plus pragmatiques, car la guerre qui se déroule alors en Europe nécessite du caoutchouc. Le Karamakate qu’il découvre lui explique qu’il n’est plus qu’une ombre creuse, qu’il a tout oublié et que c’est à lui de découvrir le chemin, car il ne pourra pas l’aider. Il l’accompagne cependant dans son périple. Au cœur d’un pays dévasté en proie à une violence mystique héritière des missions catholiques qui firent encore plus et mieux que les « caucheros » pour détruire les croyances des tribus.
Karamakate, retrouve peu à peu ses souvenirs et il est pour son jeune compagnon le passeur qui invite au « lâcher-prise ». L’écoute de la Création d’Haydn sur un vieux gramophone est un moment charnière de l’initiation : il ne suffit pas d’écouter pour entendre ni de regarder pour voir : à part soi et sa relation au Tout il n’y aura rien à trouver.
La quête de la plante hallucinogène ira au terme d’une quête douloureuse et celui qui venait pour un motif égoïste sera confronté aux créatures célestes de l’imaginaire indien, le jaguar et l’anaconda… voyage spirituelqui le fera autre.
La dynamique du film L’étreinte du serpent est sous-tendue par les mouvements du fleuve : tantôt calme tantôt agité, on pense à Aguirre et même à Fitzcaraldo de Werner Herzog. Le choix du noir et blanc concourt à une esthétique dépouillée qui enfonce ses racines dans le réel – du film à la limite du documentaire. Les images splendides du « trip » que procure la yakruna, servies par une musique à la façon des compositeurs des années 70 (Popol Vuh) qui œuvrèrent sur les films cités plus hauts, conduisent le spectateur à la limite d’une douce transe psychédélique.
L’étreinte du serpent expose bien sûr aux réminiscences. Certains des personnages décrits dans ce film ont réellement vécu : le premier est l’explorateur Theodor Koch-Grünberg (1872-1924) qui fut un grand explorateur de la géographie et des peuples amazoniens et mourut victime de la malaria. Un film « The trail of Eldorado » fut d’ailleurs tourné lors de cette expédition. Le second Evans Schultes (1915-2001), le second est l’initiateur de l’ethnobotanique et son ouvrage « Les Plantes des Dieux » coécrit avec le chimiste Albert Hofmann, le découvreur du LSD, fonde cette discipline. On pense aussi à Raymond Maufrais, ce jeune aventurier français disparu dans ces contrées en 1950 et que son malheureux père recherchera au péril de sa vie pendant plus de 10 ans ; en 2015, Jérémy Banster retracera sa vie dans le film documentaire La vie pure.
Autre aventurier, le Britannique Percy Fawcett (1867-1925 ?) qui disparaîtra sans doute massacré par des Indiens alors qu’il recherchait une mythique cité du côté de la Serra do Roncador. Le célèbre "Au cœur des ténèbres" de Conrad et le magnifique "Apocalypse Now "bien sûr ne sont pas loin, de même que "lesTarahumaras" d’Antonin Artaud.
Le superbe film colombien de Ciro Guerra, projeté à la Quinzaine des réalisateurs, narre à quarante ans d’écart les deux odyssées sur l’Amazonie de Karamakate, un chaman amazonien, à la recherche de son Graal, la yakruna, une mystérieuse plante capable de guérir et d’apprendre à rêver.
C’est tout d’abord un captivant film d’aventures qui met face à face Karamakate, jeune chaman qui vit seul dans la jungle amazonienne et un ethnologue allemand au début du siècle (le néerlandais Jan Bijvoet, déjà vu dans Borgman et Alabama Monroe). D’abord défiant, le jeune chaman refuse d’aider l’homme blanc, saisi d’une fièvre inguérissable, que lui amène Manduca, le fidèle Indien qui l’accompagne. Il acceptera de les guider en pirogue, le long de l’Amazone, pour retrouver sa tribu perdue détentrice de la Yakruna. Au détour d’un plan, le film nous projette alors dans un autre face à face qui met aux prises le même Karamakate, quarante ans plus tard, et un jeune botaniste américain, également à la recherche de cette miraculeuse Yakruna. Mais le vieux Karamakate ne sait alors plus qui il est. Il a oublié la symbolique de son savoir, il n’est plus qu’une coquille vide, un "chullachaqui"… Le film entrelace ainsi les deux odyssées, épousant le cours sinueux de l’Amazone et du mythique anaconda, répétant les mêmes étapes tantôt burlesques, tantôt cauchemardesques et tragiques, qui évoquent à la fois les films de Werner Herzog ou le Mission de Roland Joffé (avec une puissance d’évocation bien supérieure) autant que le roman Au cœur des ténèbresde Conrad. En effet, le film se focalise sur le personnage magnifique de Karamakate, ultime mémoire d’une nature que l’homme blanc a vidée de ses habitants, massacrés, torturés ou réduits en esclavage pour exploiter l’hévéa. Fier et distant, le personnage inonde tous les plans d’une présence magnétique, grâce à l’incarnation saisissante des acteurs Antonio Bolivar et Nilbio Torres aux corps nus, vigoureux et beaux, qui l’incarnent à quarante ans de distance : ses silences valent toutes les armes, ses rires enchantent, ses paroles sont empreintes d’une mélancolie profonde et d’une poésie amère.
Mais El Abrazo de la serpiente est aussi un film poétique, dont le noir et blanc (à l’exception d’une brève "illumination" colorée) magnifie paradoxalement la "forêt d’émeraude" amazonienne. Ce procédé, en évoquant les photographies qui trônent dans tous les musées ethnographiques du monde, rapproche bien évidemment le film d’un documentaire (à la manière de Miguel Gomes dans Tabou). Mais comme Miguel Gomes, Ciro Guerra échappe à la reconstitution, mi-Tintin mi-Lévi-Strauss, d’un monde perdue, pour infuser une merveilleuse nostalgie pétrie d’une humanité à la fois déchue et sublime, où le rêve affleure à travers un jaguar énigmatique, comme le cauchemar sous les traits de serpents avalant des serpents. L’expérience est totale si l’on prête attention aux bruissements de la nature faisant écho à ceux des langues qui s’entremêlent, quand l’Eden se mue en Babel. La beauté des paysages, les personnages complexes et touchants, le périple aventureux, la quête symbolique et la conception d’un temps cyclique font de ce film un sommet poétique et humaniste, à l’image de ce volcan au pied duquel la seconde odyssée s’achève, comme un rappel de l’arbre gigantesque incendié au pied duquel s’achève la première.
On ne saura trop conseiller ce film à des lycéens, qui étudient la figure de l’Autre, notamment en cours de Littérature et Société, puisqu’il évoque aussi bien Voltaire (à travers la rencontre avec un malheureux Indien amputé et estropié) que Montaigne et Jean de Léry, mais surtout parce qu’il nous fait entrer par le biais des sensations dans un monde, dont nous, Occidentaux, nous éloignons à grand pas, celui d’une nature lyrique et magique.



Fiche technique
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L’Étreinte du serpent
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(El Abrazo de la Serpiente)
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Colombie, Vénézuéla, Argentine- 2015
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Réalisation: Ciro Guerra
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Scénario: Ciro Guerra, Jacques Toulemonde Vidal
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Image: David Gallego
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Décors: Angelica Perea, Alejandro Franco
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Costumes: Catherine Rodríguez
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Son: Marco Salavarria
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Montage: Cristina Gallego, Étienne Boussac
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Musique: Nascuy Linares
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Producteur(s): Cristina Gallego
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Production: Cesar Rodriguez
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Interprétation: Jan Bijvoet (Theo), Brionne Davis (Evan), Nilbio Torres (Karamakate jeune), Antonio Bolivar (Karamakate vieux), Yauenkü Migue (Manduca), Nicólas Cancino (Anizetto), Luigi Sciamanna (Gaspar)
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Directeur artistique: Ramses Benjumea
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Postproduction, effets spéciaux:Cinecolor
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Distributeur: Diaphana Distribution
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Date de sortie: 23 décembre 2015
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Durée: 2h05

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Les interviews
Dans son troisième long-métrage, “L’Etreinte du serpent”, le cinéaste colombien porte à l'écran une quête spirituelle en noir et blanc en Amazonie. Il nous raconte ce chef-d’œuvre épique suspendu entre rêve et cauchemar.
Deux fois dans sa vie, à des décennies d’intervalle, un chamane s’arrache à sa solitude pour guider un savant occidental au cœur de l’Amazonie. Quête spirituelle en noir et blanc, chef-d’œuvre épique suspendu entre rêve et cauchemar, L’Etreinte du serpent est un film à part, le troisième long-métrage du réalisateur colombien Ciro Guerra, qui nous a raconté le « voyage ».
Comment est née l’idée du film ?
Je rêvais de tourner en Amazonie. La forêt couvre presque la moitié de la Colombie, mais elle reste, pour la majorité de mes compatriotes, infiniment lointaine, comme absente, presque oubliée. Quand j’ai commencé à m’y intéresser, j’ai découvert les carnets de voyage de l’ethnologue allemand Theodor Koch-Grunberg (1872-1924) et du botaniste américain Richard Evan Schultes (1915-2001). J’ai été frappé par leurs descriptions.
Suite..........
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Dossier de presse
Pour aller plus loin

Quand je regardais une carte de mon pays,
je ressentais un profond sentiment de désarroi.
La moitié du territoire était une terre inconnue, un océan vert dont je ne savais rien.
L’Amazonie, ce territoire insondable que l’on réduit bêtement à de simples concepts.
La cocaïne, la drogue, les Indiens, les rivières, la guerre.
Cet immense espace ne comprend vraiment rien d’autre ?
Pas de culture, pas d’histoire ?
Aucune âme pour transcender cela ?
Les explorateurs m’ont fait comprendre que si.
Ces hommes qui ont tout quitté, qui ont tout risqué, pour nous faire découvrir un monde qu’on ne pouvait pas même imaginer.
Ils ont établi le premier contact, alors que sévissait l’un des plus terribles holocaustes que l’homme ait jamais connus.
L’homme est-il capable, à travers la science et l’art, de transcender la cruauté?
Certains hommes y sont parvenus.
Les explorateurs ont raconté leur histoire.
Pas les Indiens.
Voilà de quoi il s’agit.
Une terre de la taille d’un continent qui reste à raconter.
Une terre jamais montrée par notre cinéma.
Cette Amazonie-là a disparu.
Mais le cinéma peut la faire revivre
Ciro Guerra

Theodor Koch-Grunberg
Theodor Koch-Grunberg. Indiens d'Amazonie en 1911.
film enregistré par l'ethnographe allemand Theodor Koch-Grunberg entre les Indiens Carib Taulipangs, appartenance linguistique, les résidents de la région de White River Valley en 1911. Dans la vidéo vous pouvez voir la préparation de manioc pour l'alimentation et la boisson, les processus de construction de hamacs, jeux de certains enfants, ainsi que la danse de parisherá (ou parishara) à la fin de la vidéo.

Richard Evan Schultes

Filmographie
Ciro Guerra
Né à Río de Oro (Colombie) en 1981. Ses deux premiers films,
L'Ombre de Bogota
et Les Voyages du vent,
ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux parmi lesquels Cannes, Toronto, San Sebastian, Rotterdam, et Locarno, remportant plus de 40 récompenses internationales. Ils représentèrent également la Colombie aux Oscars et furent distribués dans une vingtaine de pays. El abrazo de la serpiente est son troisième fil

Aguire ou la colère des dieux
La lettre de Michel



















