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DHEEPAN Jeudi 24 Septembre 20h30
Demain Jeudi 14 Janvier 20h30
de Cyril Dion et Mélanie Laurent
Bande Annonce
Synopsis et détails
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ?
Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l'éviter.
Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…
Demain - Extrait 1 -

A Ecouter
Critiques

De l'écologie sur grand écran, on a longtemps connu des visions cataclysmiques — cris d'alarme et discours culpabilisants. Demain, documentaire cosigné par l'actrice-réalisatrice Mélanie Laurent et Cyril Dion, cofondateur du mouvement Colibris (avec Pierre Rabhi) et du magazine Kaizen, adopte le parti inverse. Sus au sentiment d'impuissance né de la multiplication des constats dramatiques — raréfaction des ressources, crise des écosystèmes, péril du réchauffement climatique... Il est, pour une fois, question de redonner espoir, d'inspirer, de semer des graines dans les esprits car « partout dans le monde, des solutions existent ». Des solutions portées par des femmes et des hommes, français, islandais, américains ou indiens, qui créent des monnaies locales, des jardins communautaires, des entreprises coopératives, de nouveaux types de gouvernance démocratique ou d'éducation bienveillante. Ils prouvent que chacun a sa place dans le changement social. Financé (en partie) par la plate-forme participative KissKissBankBank, Demain nous entraîne à la découverte de ces bouts d'utopies.
Passons sur une esthétique pub parfois agaçante, l'efficacité du propos l'emporte. Il y a cinq chapitres : et si l'on réinventait la nourriture, l'énergie, l'économie, la démocratie, l'éducation ? Le puzzle éclaté des milliers d'initiatives prend forme et permet de croire que c'est possible. Et puis il y a les « héros » : pas de bon documentaire sans bons personnages. Parmi eux, le Britannique Rob Hopkins impose son humour et son esprit aussi incisif que constructif. En 2006, ce professeur de permaculture a lancé le mouvement Villes en transition à Totnes, dans le sud de l'Angleterre, pour sensibiliser ses habitants au problème du pic pétrolier et organiser, sur place, un basculement dans une autre ère énergétique et économique.
Sorte de détox à l'usage de citoyens abreuvés à l'idéologie de la croissance, une telle « transition », aujourd'hui présente dans plus de cinquante pays, répand un nouvel optimisme autour de délibérations locales, de révolutions minuscules et de micropolitiques qui permettent d'avancer loin des radars... Autant de « Nous pouvons le faire ! » qui infusent le film de bout en bout. — Weronika Zarachowicz
Deux livres paraissent parallèlement chez Actes Sud, dont Demain, Un nouveau monde en marche, de Cyril Dion.
Drôle d’endroit pour une rencontre. On n’attendait pas la comédienne, mais aussi réalisatrice (Respire), Mélanie Laurent, dans le domaine du documentaire écologique. Peut-être est-ce par ce que son cinéma a toujours été teinté d’une touche personnelle très nombriliste, propre à un certain cinéma d’auteur français. Cette fois-ci, la vedette française s’engage, sans modération, dans un documentaire mélangeant de belles images à la Quatsi et des interviews.
Mélanie Laurent, à la réalisation, est accompagnée par le très engagé Cyril Dion, qui s’est aussi beaucoup investi dans le montage. Politiquement engagé, Dion est devenu l’un des proches de l’artiste et l’a convaincu à participer à ce documentaire qu’il avait du mal à financer, après la lecture d’une étude scientifique de la revue Nature, publiée en 2012, qui a bouleversé la comédienne. Il y est question de la destruction nos écosystèmes et de l’annihilation de tout équilibre terrestre.
Aux discours catastrophistes habituels, les deux compères, armés de leur caméra, ont préféré délivrer un message d’espoir en brossant le portrait d’individus qui, dans le monde, travaillent dans l’éducation, l’agriculture ou l’économie, à proposer une alternative aux dispositifs autodestructeurs de la société contemporaine.
Un démarche qui ne manque pas de charme, dans cette situation d’urgence, qu’il nous sera permis de découvrir à compter du 2 décembre, au moment où se tiendra au Bourget, près de Paris, la Conférence sur le climat qui réunira tous les grands de ce monde, afin d’apporter un frein au réchauffement climatique.
L’ambition pour tous : repenser demain en changeant la Terre d’aujourd’hui.
La musique est signée par Fredrika Stahl.
Dans Demain, la star Mélanie Laurent et l'écologiste Cyril Dion sillonnent la planète, caméra à la main, pour montrer que, partout, des citoyens inventent les solutions pour lutter contre le réchauffement et repenser le monde. Leur documentaire est présenté aujourd'hui à la COP 21.Leur pitch commence comme ça : "Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins... Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ?" Une bonne question au moment où la Cop 21 bat son plein, et où les rois du greenwashing ne cessent de parler de solutions sans vraiment passer à l'action. De l'action c'est peu dire qu'il y en a dans Demain, le road-movie deMélanie Laurent, étoile verte du grand écran, et de Cyril Dion, l'écolo qui a fédéré, autour de Pierre Rabhi, le réseau citoyen des Colibris. Projeté officiellement aujourd'hui au Bourget, où se tient la Cop 21, ce documentaire choc fait un tour du monde des solutions concrètes, non seulement pour limiter le réchauffement climatique à 2 ° d'ici à la fin du siècle, mais surtout pour "changer de logiciel". Prendre la caméra plutôt que d'attendre les consignesChanger de monde : beaucoup des chefs d'Etat et de gouvernement, réunis au sommet du climat, l'ont promis à leurs peuples, mais aucun, jusqu'à présent, ne s'y est vraiment attelé. Et si l'on garde l'espoir raisonnable que Paris ne rééditera pas le fiasco de Copenhague, nos deux globe trotteurs ont préféré prendre leur caméra pour montrer que nombre de citoyens n'ont pas attendu des consignes d'en haut pour prendre leur destin en main. Et changer ce qu'ils pouvaient à leur modeste niveau. Les voici donc, par exemple, à Détroit, en train de gratter la terre avec les survivants de la grande crise économique de 2008. Dans cette ville dévastée, où la bulle immobilière a laissé des millions de gens sur le carreau, les chômeurs ont investi les friches pour y produire eux-mêmes leur nourriture en agroécologie. Non par amour du bio ou du fait d'un goût subit pour le retour aux sources, mais parce qu'ils n'avaient plus d'autre moyen pour se nourrir et nourrir leurs enfants. Une révolution agricole mais aussi culturelle pour des gens qui ne se seraient jamais imaginés en paysans voilà encore dix ans. A l'autre bout des Etats-Unis, les habitants de San Francisco, riches ou pauvres, ont décidé ensemble de recycler... 100 % des déchets de leur ville. Et sont en passe de réussir ce combat contre le gaspillage, prouvant au passage qu'une ville peut donner l'exemple au monde entier, même lorsque le congrès américain considère l'écologie comme la 11e plaie des Etats-Unis. Un ton complice et chaleureuxDes miracles de la géothermie en Islande à l'expérience des monnaies locales en Suisse, en passant par les nouvelles méthodes d'éducation responsables dans les pays nordiques, ou encore la recherche d'alternatives au charbon en Afrique du Sud, à la réunion ou en Chine, nos deux écolos pédago démontrent qu'on ne luttera pas efficacement contre le réchauffement climatique si l'on ne s'attaque pas aussi aux inégalités, à l'enseignement. Et si l'on ne s'accapare pas les nouvelles formes d'économie ou de démocratie participative en train de naître aux quatre coins de la planète. Il y avait un vrai risque que Mélanie Laurent et Cyril Dion, lorsqu'ils se sont lancés dans cette aventure, réalisent un documentaire écologiquement correct, ne parlant qu'à trois bobos déjà convaincus. Certes, toutes les expériences qu'ils mettent en avant ne sont pas forcément réplicables, et d'autres, très complexes, restent effleurées. Mais en décidant de privilégier les rencontres, les portraits, le terrain, d'adopter un ton, complice, chaleureux,et de se focaliser sur les résultats concrets plutôt que sur les théories complexes, ils offrent, à ceux qui en doutent encore, la démonstration convaincante que le changement est déjà en route, partout. Et que chacun peut réellement peser, à travers ses choix au quotidien, sur le cours de sa vie et de celle de ses enfants, sans attendre en tremblant les catastrophes qu'on nous annonce. Une bulle d'espoir dans un monde pas seulement peuplé de brutes.
Le spectateur, même le mieux disposé à l’égard des idées écologistes, sait bien qu’un spectre redoutable hante souvent les films, livres et discours écolos : le boy-scoutisme. Que les disciples de Baden-Powell ne prennent pas ombrage : cet état d’esprit positif et plein d’appels à "se relever les manches" est sans doute très formateur pour les jeunes gens, mais il jette sur les propos écolos une ombre terrible, celui de la bonne volonté.
Vous savez, cette croyance selon laquelle si tous les hommes consentaient une minute, une seule minute, à cesser d’être belliqueux et cupides, le climat et la biodiversité en seraient sauvés.
C’est sans doute vrai, mais l’on ne sache pas que depuis qu’il existe, le genre humain a jamais renoncé à être ce qu’il est : une créature compliquée, parfois altruiste, parfois poétique, mais le plus souvent prédatrice. Une "B.A." pour dix saloperies. Et il y a fort à supposer qu’une seule chose est en train de permettre à cette créature de ne pas s’autodétruire après avoir tout ravagé, et cette chose s’appelle la politique : lutter pour que, dans les décisions publiques, certaines idées s’imposent au détriment d’autres, sans compter (ou alors à la marge) sur les bonnes volontés individuelles.
Beaux parleurs
Tout cela pour dire que "Demain" le documentaire réalisé par la comédienne Mélanie Laurent et son compagnon, le journaliste Cyril Dion, qui sort sur les écrans ce mercredi 2 décembre, aurait pu être un truc de boy-scouts. Mais il ne l’est pas. "Demain", c’est de la politique. Rappelons son propos. Partant d’une étude alarmante parue dans la revue scientifique "Nature" disant que notre planète (et donc, une partie de l’humanité) risque d’être épuisée d’ici à 2100, Dion et Laurent décident de réaliser un tour du monde pour rencontrer ceux qui "proposent des solutions".
Mais attention, ce ne sont pas des beaux parleurs nous enjoignant àchanger nos modes d’être : ce sont des citoyens nous montrant comment, eux, ils ont fait. Par exemple, les habitants de Copenhague s’apprêtent, grâce à un mode de vie repensé, à se passer complètement des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) pour les renouvelables (solaire, éolien, géothermique) d’ici à dix ans. Ce ne sont pas que des mots. Concrètement, ces 570.000 humains au mode de vie on-ne-peut plus occidental ne contribueront plus au réchauffement climatique en 2025. L’Islande est déjà dans ce cas, et l’île de la Réunion paraître suivre ce chemin.
Tombereaux d'emplois
De même, les heureux habitants de San Francisco (plus de 800.0000 habitants) sont en passe de recycler 100% de leurs déchets – ce qui permet un compost de qualité pour les cultures alentour, des tombereaux d’emplois locaux et un abandon des incinérateurs, catastrophiques pour le climat. Citons encore le couple Hervé-Gruyer qui, sur les terres normandes expérimentent la permaculture, une agriculture 100% bio et pourtant ultra-productive en terme de rendements, tout à fait capable de nourrir l’humanité entière sans détruire les sols.
LIRE
90 jours ou comment devenir écolo avec une appli
Citons toujours l’exemple de Bâle qui avec sa monnaie locale, le WIR, réservé uniquement aux entreprises, permet de maintenir une activité économique locale. Ou le cas de Todmorden, ville britannique déshéritée, qui utilise les espaces verts municipaux pour planter des fruits et légumes, denrées de qualité, locales et consommables gratuitement…
Tout cela ressemble à un catalogue de bonnes idées juxtaposées ? Et pourtant, la grande pertinence de "Demain", c’est de démontrer que toutes ces initiatives ont un point commun : privilégier le petit, le local et l’investissement des citoyens plutôt que leur assentiment passif. C’est très certainement l’économie du XXIe siècle qui nous apparaît là et qui signera le retour de l’ingéniosité, du frugal et du sur-mesure quand la société de consommation occidentale ne nous a tirés que vers le pré-mâché polluant et standardisé.
Archaïsme
De fait, pas de hasard si "Demain" se conclut sur un plaidoyer (convaincant, parce que soutenu par des exemples concrets) sur la nécessité de développer une démocratie locale participative. Et surtout sur la revendication claire à transformer une institution plus encore que les autres frappée d’archaïsme : l’école. Seules des écoles "différentes", capables de responsabiliser, valoriser et développer la créativité des enfants, seront capables d’accoucher de citoyens dignes de notre siècle en rémission. Quand on vous dit que c’est de la politique !
Pour tourner leur documentaire, les deux réalisateurs ont sillonné les Etats-Unis, l'Islande, l'Inde, la Suède ou le Royaume-Uni.
Capture "Demain", de Cyril Dion et Mélanie Laurent
Photo:
C’est un documentaire qu’ils ont voulu très "cinématographique". Projeté en ouverture de la 21ème conférence internationale sur le climat (COP21) à Paris, "Demain", le film écolo (mais pas que). C’est une bonne surprise, qui évite les travers contemplatifs, tout en informant sur les solutions pour faire naître un monde durable. Rare pour le souligner.
► Un film pédago’ mais pas simpliste
Découpé en cinq chapitres (l’agriculture, l’énergie, l’économie, l’éducation, la démocratie), "Demain" réussit d’abord sa démonstration grâce à son ton, très pédagogique. Sans pour autant mettre de côté la complexité du sujet, à savoir penser la société écologique à venir. "Notre sujet, c’est le changement de société. Habitat, agriculture, énergie, urbanisme, économie, éducation… Tout est interdépendant. L’écologie n’est pas un sujet à part : c’est l’équilibre entre les différentes parties d’un écosystème vivant". D’ailleurs, les enjeux du film sont illustrés par des chiffres solides et décortiqués par des schémas animés didactiques. Et des intervenants de qualité à l’image de l’économiste américain Jérémy Rifkin.
► Du concret et de l’humain
Dans "Demain", le fondateur de l’ONG écolo Mouvement Colibris et de l'actrice multi-casquette ont également choisi de partir aux quatre coins du monde (Etats-Unis, Inde, Islande, France, Royaume-Uni, Finlande etc), pour rencontrer ceux qui innovent, inventent et agissent très concrètement pour préserver la planète. Des fermes urbaines de Détroit, au système éducatif finlandais en passant par le tout renouvelable de Copenhague (Danemark) et les monnaies complémentaires. En filigrane de ces solutions, se dessine le portrait filmé de citoyens qui façonnent un autre monde malgré les kilomètres et les cultures qui les séparent. Des images humanisantes et bienveillantes mais sans pathos !
► Un regard positif, loin du catastrophisme ambiant
"Demain" porte également un regard positif sur notre capacité à transformer la société. "[Les autres documentaires] sont souvent déprimants ! Ils ne montrent que l’apocalypse. Alors que si l’on agit tous ensemble, si l’on met en place les réformes nécessaires, un autre scénario est possible", assume pour sa part Mélanie Laurent. Un parti pris complémentaire à ce qui a déjà pu se faire en matière de green docu ("Le monde selon Monsanto", de Marie-Monique Robin en 2008, "Home", de Yann Arthus-Bertrand, en 2009 "Solutions locales pour un désordre global", de Coline Serreau en 2010, pour ne citer qu’eux) et qui redonne espoir. Un "feel good docu" en quelque sorte.




Fiche technique
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Musique originale FREDRIKA STAHL
Montage image SANDIE BOMPAR
Image ALEXANDRE LEGLISE
Etalonnage numérique JACKY LEFRESNE
Son LAURENT CERCLEUX
Montage Son ALEXIS PLACE, ANTOINE BAUDOUIN
Mixage CYRIL HOLTZ
Graphisme et animation LA BRIGADE DU TITRE
Régisseur ANTOINE BRETILLARD
Directrice de production SYLVIE PEYRE
Directrice de Post-Production ISABELLE MORAXUne coproduction
MOVE MOVIE, FRANCE 2 CINÉMA, MARS FILMS, MELY PRODUCTIONSAvec le soutien de
L’AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT et de LA RÉGION RÉUNIONEn partenariat avec
LE CNCEn association avec
COLIBRIS, AGRINERGIA, HOZHONI, JOHES SA, CHRISTOPHE MASSOT, APC – AFFAIRES PUBLIQUES CONSULTANTSAvec la participation de
FONDS DE DOTATION AKUO ENERGY, OCS, FRANCE TÉLÉVISIONSEt le financement participatif de 10 266 KISSBANKERS

Site du Film

A Ecouter extrait Bande son
Les interviews
Conférence de Cyril Dion et Sophie Rabhi le 2 mai 2014 à Toulouse
A télécharger
Dossier de presse
Dossier édagogique
Pour aller plus loin


Les livres
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales que traversent nos pays ? En 2012, Cyril Dion prend connaissance d'une étude, menée par vingt-deux scientifiques de différents pays, annonçant la disparition possible d'une partie de l'humanité d'ici à 2100. Cette nouvelle fait à peine l'objet d'un traitement de seconde zone dans les médias.
Considérant qu'amplifier le concert des catastrophes ne fonctionne pas, il décide de partir, avec l'actrice-réalisatrice Mélanie Laurent et une petite équipe, découvrir à quoi notre monde pourrait ressembler si nous mettions bout à bout certaines des meilleures solutions que nous connaissons déjà dans l'agriculture, l'énergie, l'économie, l'éducation et la démocratie. Villes produisant elles-mêmes leur nourriture et leur énergie, systèmes zéro déchet, entrepreneurs et municipalité créant leur propre monnaie pour empêcher la spéculation et l'accaparement des richesses, peuples réécrivant eux-mêmes leur Constitution, systèmes éducatifs pionniers, ils découvrent partout des femmes et des hommes qui changent le monde.
En reliant ces initiatives, ils mettent au jour une nouvelle philosophie, une communauté de pensée entre tous ces acteurs qui ne se connaissent pas. Un nouveau projet de société...
Livre de Cyril Dion & Mélanie Laurent accompagné d’un CD Léo à sa fenêtre, écrite et racontée par Mélanie Laurent, interprétée par Claire Keim.
Lou et Pablo se font du souci : la planète va de plus en plus mal, et beaucoup de gens en souffrent. Pourtant il doit bien exister des solutions quelque part, non ?
Alors avec leurs parents, ils partent en voyage, à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont inventé et mis en oeuvre des projets pour améliorer le quotidien tout en préservant l’environnement : recycler la totalité de ses déchets, investir dans des sources d’énergie propres, cultiver des légumes sans abîmer la terre, changer la façon d’enseigner aux enfants…
Car, quand on unit ses idées et ses forces, ça marche : tous ces exemples le prouvent et donnent à tous, aux petits et aux grands, envie de s’y mettre aussi !

Les coulisses
Rencontre et naissance du projet
Cyril Dion et Mélanie Laurent se sont rencontrés en 2011. A cette époque, le premier dirigeait le Mouvement Colibris et montait une opération baptisée « Tous Candidats » dont l’objectif était de mobiliser un maximum de personnes pour la campagne présidentielle de 2012. La seconde poursuit : "J’avais rencontré Pierre Rabhi lors d’un dîner avec Danielle Mitterrand. Il m’a parlé de la campagne, je lui ai laissé mon numéro et Cyril m’a appelé quelques jours plus tard pour y participer. J’y ai entraîné mon frère, ma mère, mes amis, mon chéri, ma belle-fille". Cyril Dion termine : "Très vite, Mélanie a voulu que je lui montre des initiatives qui « changent le monde »… Je l’ai emmenée à la ferme du Bec Hellouin en Normandie, chez Perrine et Charles Hervé-Gruyer (que nous avons filmés dans DEMAIN). Sur le trajet, nous nous sommes rendu compte que nous avions plein de goûts en commun. Je lui ai parlé de mon projet de film que je n’arrivais pas à monter. De fil en aiguille, je me suis dit qu’il fallait qu’on le fasse ensemble. Elle a dit oui dans la seconde et s’est investie totalement."
Un choc
Le film démarre sur une étude scientifique parue dans la revue Nature en 2012. Celle-ci, assez dévastatrice, annonce un effondrement généralisé des écosystèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur Terre. Cyril Dion, qui a commencé à écrire le film en décembre 2010, se disait à ce moment déjà qu'annoncer les catastrophes ne suffisait plus, il fallait proposer des solutions pour l'avenir. Par manque de temps, il laissa le projet en suspend par et fit un burn out en 2012... Un mois après, il découvrit la fameuse étude d’Anthony Barnosky et Elizabeth Hadly qui l'a profondément marqué et y a vu une résonnance avec son propre épuisement : "Je me suis dit qu’il était temps de faire ce qui comptait le plus pour moi et de mettre ce film sur les rails. J’ai démissionné de mon poste chez Colibris et j’ai commencé à y consacrer la plupart de mon temps."
Mélanie Laurent a quant à elle lu l’étude quand elle était enceinte : "J’étais sous le choc, j’ai passé la journée à pleurer et j’ai maudit Cyril de m’avoir plongée dans un désespoir pareil. Jusqu’à la découverte de cette étude, il ne s’agissait « que » de faire un film positif. Tout d’un coup, cela devenait un film nécessaire, et cela a été un formidable moteur. Dans ma vie d’actrice, j’avais déjà beaucoup de choses calées, j’en ai annulé un certain nombre pour m’investir à fond."
Un film de 10 266 personnes
Pour financer le projet, Cyril Dion et Mélanie Laurent ont lancé une campagne sur la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank. Leur objectif était de réunir 200 000 euros en deux mois, qu'ils ont obtenus en 2 jours ! Au total, ils ont récolté 450 000 euros, ce qui est le record mondial de la levée de fonds pour un documentaire, renforçant par la même occasion la force de Demain qui est donc le film de 10 266 personnes pour être exact.
Raconter une histoire pour mieux interpeler
Pour les cinéastes, le but premier du documentaire était de raconter une histoire. De ce point de vue, ils ont été très influencés par un essai de Nancy Huston, « L’espèce fabulatrice » qui montre que les êtres humains se construisent autour de fictions individuelles et collectives : "Le monde d’aujourd’hui est né du mythe du progrès, qui est un récit auquel nous avons tous largement adhéré. Impulser un nouvel élan nécessitait avant tout de construire un nouveau récit. D’où le côté road-movie et toutes nos aventures dans chaque nouveau lieu. Ensuite, il a bien fallu rendre accessible et le plus simple possible des sujets parfois arides comme la création monétaire…", expliquent-t-ils.
Une nouvelle culture
L'intention première des réalisateurs consistait plus à contribuer à l’émergence d’une nouvelle culture que de fournir la réponse absolue à l’effondrement du monde : "Nous avons d’abord besoin de changer d’imaginaire et, à chaque époque, cela a été de la responsabilité des artistes (parmi d’autres) de produire des livres, des films, des tableaux, des chansons… qui décrivent ces mutations", note Cyril Dion, Mélanie Laurent poursuivant : "Mises bout à bout, les initiatives comme la permaculture, les monnaies locales, les énergies renouvelables, dessinent un monde possible. Ce qui peut paraître démotivant, c’est qu’il ne s’agit que d’initiatives isolées, mais en même temps elles ne demandent qu’à être réunies ! Il y a déjà un monde qui tient la route, qui existe, où tout est possible. Des solutions sont déjà disponibles, dans tous les domaines, c’est obligatoirement inspirant !"
Répartition des tâches
En ce qui concerne la répartition des tâches entre Cyril Dion et Mélanie Laurent, la seconde s'est surtout consacrée au tournage et le premier au montage, tout en se consultant mutuellement. "Je me suis concentrée sur la forme, sur la partie artistique, le découpage des images. Chaque soir, Cyril nous expliquait ce que nous allions filmer le lendemain, les personnes que nous allions rencontrer, ce qu’il voulait que cela raconte. Ensuite, avec Alexandre Léglise, le chef opérateur, nous découpions les séquences et nous réfléchissions à la meilleure façon de mettre en image chaque initiative, dans sa spécificité", avance Mélanie Laurent. Cyril Dion termine :"De mon côté, j’avais le temps et l’espace pour nouer une relation avec ceux que nous allions filmer, préparer les interviews. Nous avions besoin de sentir, à l’image, qu’une vraie rencontre avait lieu, que quelque chose d’intime se produisait. Il fallait que tout cela soit vivant, qu’on sente les lieux, les atmosphères. Nous ne voulions pas que les personnages nous racontent ce qu’ils font, nous voulions les voir faire."
Accompagner en musique
La voix de Fredrika Stahl accompagne le film dans sa progression. Pour l'occasion, la chanteuse a signé 19 morceaux. Cyril Dion se souvient comment cette artiste sensible aux thématiques écologiques en est venue à participer au projet : "Un ami commun Jean-Christophe Bourgeois lui a parlé du projet et elle nous a spontanément envoyé une chanson : « World to come », qui disait qu’il n’y avait aucun monde à venir… C’était complètement à l’opposé du propos du film ! Mais c’était tellement beau que nous avons tout de même essayé de monter cette chanson juste après le démarrage du film et cette étude sans espoir. Et cela a tellement bien marché que nous avons demandé trois autres essais à Fredrika. Elle n’avait vu aucune image pourtant, à chaque fois, elle tapait dans le mille. Nous avons continué à travailler à distance : nous lui envoyions des séquences, elle nous renvoyait des morceaux. Sa voix et sa musique sont presque un personnage à part entière, donnent une véritable identité au film."
COP21
Demain doit inaugurer la Conférence onusienne pour le climat, la fameuse COP21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015. Bien évidemment, Cyril Dion et Mélanie Laurent espèrent que ce sera un moment de mobilisation et de sensibilisation très fort, même s'ils sont tous les deux d'un optimisme mesuré.
Donner l'envie d'agir
Contrairement à beaucoup de films sur ce sujet, Demain cherche à aller au-delà du constat catastrophique et parle des solutions. Le but du film est de faire prendre conscience à chaque individu qu'il peut agir à sa propre échelle pour rendre le monde meilleur. "Nous ne sommes plus dans une zone de confort et pour autant, nous ne sommes pas encore dans l’effondrement. Nous sommes dans une phase particulièrement inspirante : nous savons que nous allons nous prendre un mur et c’est le moment de nous mobiliser. L’être humain est allé marcher sur la Lune, a aboli l’esclavage, éradiqué des maladies, nos capacités sont immenses, à nous de les mettre au service de notre survie et de notre bonheur collectif…", s'enthousiasme Mélanie Laurent.

Les sites
Le mouvement Colibri est une plate-forme de rencontre et d’échange qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir, cherchent des solutions concrètes ou développent des alternatives. Le mouvement a été initié en 2006 par Pierre Rabhi et quelques proches, sous la forme d’une association loi 1901.
Colibris a l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives. Sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.
La Fédération des Amis de la Terre - France est une association de protection de l’Homme et de l’environnement, représentant en France le mouvement international des Amis de la Terre. Il s'agit d'une association de loi 1901 et agréée pour la protection de l’environnement dans le cadre national par arrêté du ministre de l’environnement1. Elle est indépendante de tout pouvoir économique, politique et religieux.
L’association forme un réseau d’une trentaine de groupes locaux et de groupes associés autonomes qui agissent selon leurs priorités locales et relaient les campagnes nationales et internationales sur la base d’un engagement commun en faveur de la justice sociale et environnementale.
Les terres paysannes disparaissent, les nouveaux agriculteurs ont du mal à s’installer. Face à ce constat, « Terre de liens », réseau associatif, veut stopper la disparition des terres agricoles et permettre l’accès au foncier à des futurs agriculteurs souhaitant s’installer en agriculture biologique, agro-écologique ou biodynamique en soustrayant les terres agricoles à la logique du marché financier.
Par son association, son organisation foncière et sa fondation, Terre de liens agit concrètement pour l’installation d´agriculteurs et pour sensibiliser les citoyens et les pouvoirs publiques à la nécessité de préserver les terres agricoles. Son slogan : « Et si vous faisiez pousser des terres agricoles ? »
Tout simplement
Vers la simplicité volontaire
La Simplicité Volontaire, c’est réfléchir et agir sur notre propre consommation pour respecter la Terre et ses habitants.
C'est un choix conscient qui vise à se libé- rer du temps et de l'espace pour vivre dans la sobriété matérielle et l'harmonie relationnelle. Cette sobriété heureuse répond à des motivations diverses :
→ Choisir et encourager des modes de consommation ou de non consommation respectueux des personnes et de tout ce qui vit sur la Terre
→ Développer la solidarité, le partage et la coopération
→ S’impliquer dans la vie locale
→ Prendre du temps pour vivre nos relations et nos passions
→ Cultiver le plaisir de créer
→ Quitter le schéma du "avoir plus" pour aller vers le "vivre mieux"
Le mouvement altermondialiste basque Bizi ! a initié en octobre 2013 un grand village des alternatives dénommé Alternatiba, en plein cœur de Bayonne. Depuis cet événement, des dizaines de villes et territoires ont vu éclore des initiatives pour préparer des Alternatiba. De Lille à Bastia, en passant par Nantes et Bordeaux, ces villages visent à mettre en valeur les alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique.
Nous le constatons chaque jour, la solidarité agroécologique se pratique tant en France qu’à l’étranger. Partout dans le monde, les paysans et maraîchers affrontent les mêmes difficultés et relèvent les mêmes défis pour atteindre l’autonomie, la sécurité et la salubrité alimentaire. En Afrique, en Palestine, en Colombie, en France et bientôt en Grèce, nous participons à latransmission des savoirs et savoir-faire agroécologique.
Notre objectif
Accompagnement des populations vers l’autonomie, la sécurité et la salubrité alimentaires des populations jusqu’à ce que la présence de Terre & Humanisme ne soit plus nécessaire.
Depuis la création des premières AMAP en Île-de-France en 2003, elles se sont multipliées à un rythme exponentiel portant à 260 le nombre de groupes en ce début 2012, soit environ 15 000 familles d’amapiens travaillant avec 160 producteurs.
Basé sur des partenariats innovants et responsables entre paysans et consommateurs, le contrat AMAP est devenu un levier politique et citoyen pour qu'une autre dynamique agricole puisse exister à travers des circuits courts et des engagements environnementaux.
Nous accompagnons les futurs agriculteurs depuis la naissance du projet jusqu’à l’installation. Grâce à un parcours sécurisé et notamment à la possibilité de tester son activité, nous assurons aux porteurs de projets les meilleures conditions.
Les Champs des possibles s’inscrivent dans une optique de re-déploiement d’une agriculture de proximité, paysanne, biologique et en circuits courts, encourageant des dynamiques collectives.
Pour le débat
Contre Pierre Rabhi (et qu'Althusser repose en paix.)
Quoi, être « contre » une si sage et si gentille personne, mais comment peut-on ? Comment oser ne pas être un admirateur de Pierre Rabhi? Et pourquoi ne pas être persan, tant qu'on y est ?
Et pourtant, oui, parfois, il faut prendre un moment pour dégommer les idoles à la mode dans les milieux de gauche. Parce que ça fait du bien, certes, mais aussi si ça se trouve pour le bien de la dite « gauche » aussi, à la limite. suite du texte























