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Le film
Synopsis et détails
Retour sur l’histoire de la vache holstein, surnommée "la pisseuse de lait" tant la zootechnie l’a rendue productive. Science de l’élevage et de la reproduction, celle-ci permet d’améliorer le "rendement" des animaux domestiques. Si la holstein fut l’une des premières à donner son corps à la science, la transformation et l’optimisation de la vache laitière se poursuivent encore aux Etats-Unis, initiateurs du modèle productiviste, en France, en Allemagne ou dans des pays émergents comme le Brésil.
Quelles sont les limites techniques, biologiques, écologiques et éthiques à l’exploitation industrielle du corps de ce bovin emblématique ?
Tranche de campagne Mardi 10 Mai 20h30
de Hannah Letaïf
Synopsis et détails
2015 | 6 min 41 | DCP | Animation | France | couleur
Un dimanche à la campagne. Une famille d’animaux composée d’un cochon, d’un coq, d’une vache et d’un agneau étend une couverture sur l’herber pour pique-niquer. À proximité, une humaine broute paisiblement. Mais l’ambiance bucolique de ce déjeuner va changer radicalement lorsque le coq et le cochon, friands de chair fraîche, décident de saigner l’humaine.
La Bête humaineUn pique-nique familial devient un champ de massacre ravageur et déstabilisant et cette partie de campagne est l'occasion pour la réalisatrice de livrer un pamphlet radical et outrancier contre l'élevage industriel.Sur une musique digne de l'émission « Trente Millions d'amis » (volée à celle du film Le Professionnel signée Ennio Morricone), l'ouverture nous dévoile une bête à tête humaine gambadant gentiment nue dans la prairie. Le soleil brille sur la campagne. Une famille d'animaux se trouve un endroit plaisant pour pique-niquer. À proximité, la bête broute paisiblement. L'ambiance bucolique de ce déjeuner sur l'herbe vire au carnage lorsque l'appel de la viande devient trop insurmontable. Pour son quatrième court-métrage, la réalisatrice trace un film limite. En inversant les rôles (les animaux sont les bourreaux, les humains la « viande à pattes »), elle reprend un procédé classique mais qui fonctionne ici pleinement. Si la caricature est volontairement appuyée et parfois peu subtile, notamment dans sa description d'une famille de beaufs absolus (le prénom du fils, la moustache du père ou encore le singlet et les poils sous les bras de l'oncle-coq), le trait dessiné, lui, est fin, comme réalisé au bic. Parsemé d'humour noir (les déjà fameuses « tranches de fesses »), cette critique acerbe d'un mode de consommation barbare devrait en gêner certain-e-s, surtout lors du final assez gore et définitivement incorrect.
Fred Arends
Critiques
La vache holstein symbolise dans le monde entier la productivité laitière. La zootechnie ne cesse de repousser les limites biologiques, écologiques et éthiques de son exploitation industrielle. Ce film part à la rencontre des éleveurs, des scientifiques et des industriels, qui défendent des choix différents.
On l’appelle la « pisseuse de lait ». La vache holstein est née avec le début du XIXe siècle. « On est alors en pleine révolution industrielle, explique l’historien Eric Baratay, et il est nécessaire que la nature entre dans ce moule. » Pour augmenter le rendement de la machine ruminante, trois grands principes dictent – et c’est toujours le cas aujourd’hui – les choix d’élevage : la nutrition, la sélection et la reproduction. La vache holstein se distingue rapidement par sa capacité à produire beaucoup de lait avec de bonnes graisses, à grandir vite et à mettre bas sans difficulté.
Au début du XXe siècle, dans les élevages industriels aux Etats-Unis, elle arrive à produire 10 litres par jour en deux traites. « C’est la première vache mondiale avec laquelle on va pouvoir en inventer une nouvelle. » Après-guerre, l’amélioration génétique de la race franchit un pas avec l’apparition de l’insémination artificielle. L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) créé en 1946 s’intéresse aux races productives. Le biologiste Jacques Testart est de ceux qui participèrent aux recherches sur le développement de l’embryon de la holstein. « A ce moment-là, j’ai levé un peu la tête de la paillasse et je me suis aperçu que j’avais fait un boulot stupide, qui était la poursuite de l’insémination artificielle à outrance. » La réponse du directeur de l’Inra de l’époque, Raymond Février, déconcerte : « Il ne s’agit pas d’augmenter la production, mais la productivité laitière des vaches. » La holstein peut désormais produire jusqu’à 40 litres par jour, et avec la sélection, on recherche l’excellence des géniteurs : un même taureau peut inséminer jusqu’à 1 million de vaches dans le monde ! Mais la reproduction issue de quelques individus a ses limites : la fertilité et la qualité du lait de la vache holstein donnent de sérieux signes de faiblesse.
Clonage ou évolution?
Les années 1980 inaugurent l’ère de l’ADN. Il permettra ainsi en 2006 le séquençage des 20 000 gènes de la vache holstein. Le big data offre désormais la possibilité de comparer des milliers de bêtes et à la génomique de prédire les meilleures performances. « Chaque taureau va être beaucoup moins utilisé, précise Didier Boichard, directeur de recherche à l’Inra. On a accès à une diversité bien plus grande, et donc on peut augmenter très sensiblement le progrès génétique. » Mais Jacques Testart s’inquiète : « On est dans la technoscience. C’est-à-dire développer des outils, des innovations pour être plus efficace, mais pas pour comprendre... Dans quinze ans, on n’aura pas les éléments de base en recherche fondamentale. »
Là où la robotique contrôle les fermes aux milliers de vaches, des stations expérimentales visent à trouver un équilibre entre production animale et exigences environnementales. Car la vache pollue : en système intensif, elle peut dégager en moyenne 120 kg d’effluves de méthane par an. Au Brésil, premier producteur mondial de viande, une fazenda dans le Minas Gerais incarne la volonté du pays de développer l’industrie laitière : on y élève la girolando, issue du croisement de la gire, une vache locale, avec une holstein. Certaines vaches peuvent atteindre des pics de production à 65 litres de lait par jour. Ici, on utilise le sexage, c’est-à-dire le tri des spermatozoïdes avant fécondation. On pratique aussi le transfert embryonnaire et le clonage… « Au lieu d’attendre vingt générations, vous pouvez atteindre la meilleure sélection dans l’élevage en une seule », s’enthousiasme le biologiste brésilien Marc Maserati. Jacques Testard a une autre opinion : « Je crois qu’il faut le faire avec lenteur, comme pour l’évolution il a fallu des dizaines de millénaires… Aujourd’hui, on joue à l’apprenti sorcier… Les savoirs des paysans sont complètement méprisés par le monde scientifique. »
Anne-Laure Fournier
Avis réservé
Le réalisateur d’Animal Machine s’appelle Bernard Bloch. Il aime les vaches. Vivantes, mortes, peu importe. Il les aime, il les respecte et il les mange, à l’ancienne, quoi. Il les filme donc, droit dans les yeux. En général, dans un film, c’est plutôt bon signe. En bon welfariste, il s’en prend au productivisme forcené ; en bon welfariste, il force un peu le trait, pour faire ressortir, par contraste, à quel point l’élevage bio est pur, sain, en accord avec la nature. Et en bon welfariste, au moment de parler de l’élevage bio, il referme les yeux.
Après avoir déploré la fabrication de génisses dénuées du gène qui les attache à leur progéniture (apparemment ça existe) dans l’industrie, il ne songe pas à rappeler que les vaches de l’élevage bio, elles, ont encore ce gène, et que les veaux leur ont été enlevés. pour lire la suite cliquez
La reconnaissance du travail de Jean-Yves Penn, producteur de lait biologique dans le Morbihan et ami de 20 ans cet été, en dehors de la presse agricole et locale n'est pas le moindre plaisir de la vision du beau film de Bernard Bloch consacré à la manière dont la zootechnie a transformé le corps de la vache au XXe siècle en une machine à "pisser du lait" bourrée dans l'agriculture productiviste d'antibiotiques et d'hormones.
Le documentaire retrace le parcours de la race Holstein qui impressionna Henry Ford en 1927, lorsque la visite des abattoirs de Cincinatti lui inspira le taylorisme et la réduction de la constitution mentale des ouvriers à une série de gestes dignes selon lui d'un boeuf. Bernard Bloch creuse les racines du mal dans les recherches de la génétique, dont le pauvre Jacques Testart, responsable de la naissance du premier bébé éprouvette, Amandine, en 1982, et intégré à son corps défendant à la poursuite de l'insémination artificielle à outrance pour sélectionner les animaux les plus performants, mais peu adaptés à la vie naturelle et producteurs d'un lait de mauvaise qualité. Le voyage se poursuit dans les usines à lait qui hébergent jusqu'à 30 000 bêtes hors sol aux Etats-Unis, au Brésil ou en Inde.
Le témoignage de Jean-Yves Penn, producteur de 200 000 litres de lait bio par an avec son troupeau de 45 vaches nourries dans ses prés sans intervention de fertilisants, est le rayon de soleil offert par le cinéaste impressionné par le personnage. Le débat pourrait sembler militant s'il n'était confronté à des opposants si puissants, jusqu'à des esprits qui se supposent éclairés comme Michel Onfray, lequel se livre dans son dernier ouvrageCosmos à une critique ridicule du biodynamisme en confondant ce qui est bon au goût (certains vins arrosés de sulfites) avec ce qui est bon pour la santé, l'alimentation sans sulfite, sans hormone, sans antibiotique, sans pesticide... issue d'une agriculture respectueuse de l'animal, du territoire et du consommateur. Et vive la bouche !
Pour le débat
Fiche technique
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Documentaire / France / 52 minutes / 2015
Scénario : Bernard Bloch
Image : Jacques Mora
Son : Étienne Chambolle
Musique : Cezame Agency
Montage : Christina Girier
Production : Frédéric Féraud
Contact : docs@oeilsauvage.com
Filmographie
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De chair et de lait a obtenu la Mention Spéciale du Jury de la Compétition Documentaire du festival International de Hong-Kong (HKIFF 2014).
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2010 : Les Travailleurs de la preuve : la vie de laboratoire
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2008 : Le dur désir de durer
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2005 : Du jour au lendemain
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2003 : Le Coût de la vie
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2000 : Managers, encore un effort
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1997 : Alors, voilà
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1996 : Un héros très discret
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1991 : Arthur Rimbaud - Une biographie
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1974 : Histoire de Paul

Rencontre et naissance du projet
Bernard Bloch compte plus d’une trentaine de documentaires pour la télévision à son actif. Son long métrage « De chair et de lait » (mention spéciale du Jury au Festival de Hong Kong, sélection Rotterdam, Vancouver, Montréal, Étonnants voyageurs, …) sur le lien entre l’homme et la vache à travers le monde, lui a permis de concevoir ce documentaire scientifique.
Pour aller plus loin

Recherche agronomique et bien-être des animaux d’élevage
Histoire d’une demande sociale
parJean-Paul Bourdon
Quoiqu’elle ait commencé par irriter bien des chercheurs, l’expression « bien-être animal » est utilisée depuis une dizaine d’années par le monde scientifique à propos des élevages industriels. Pourquoi ce thème est-il apparu si brusquement ? serait-ce sous la pression d’une « demande sociale », comme le suggèrent les instances de la recherche ? Pourquoi les Français rassasiés d’aujourd’hui trouveraient-ils tout à coup à redire aux pratiques industrielles ? et pourquoi faudrait-il désormais tenir compte de leur point de vue ?2Passés les premiers moments d’étonnement, les scientifiques ont donc fini par reprendre le thème du « bien-être animal » et sont même assez nombreux à le faire aujourd’hui. Or il s’agit d’un véritable revirement : ceux qui ont participé à l’épopée de l’industrialisation de l’élevage français ont pu se sentir un temps désavoués. Qui les avait autorisés jusqu’alors à penser les animaux comme ils l’ont fait ? N’est-ce pas l’État lui-même ? Pour prendre la mesure du bouleversement que représente ce passage de l’indifférence envers les animaux au souci de leur « bien-être » et voir si le nouveau n’habille pas l’ancien, on rappellera le rôle joué par la science dans le processus d’industrialisation de l’élevage.
suite de l'article
DOSSIER : Mille Vaches et fermes-usines

Une nouvelle enquête publique et une étude d’impact sur le projet d’extension de la ferme-usine dite des « 1000 vaches » : c’est ce que demande la ministre de l’environnement dans un courrier daté du 2 mai 2016, adressé au Préfet du département de la Somme Philippe de Mester. « Le projet déposé par l’exploitant conduit à des modifications et augmentations substantielles de plusieurs sources de pollution », indique Ségolène Royal dans sa lettre.
Celle-ci arrive alors que le 3 mai, une réunion départementale devait discuter de la demande d’agrandissement du cheptel de 500 à 880 vaches. Elle intervient également alors qu’une première enquête publique sur cette extension a eu lieu fin 2015, et que l’avis des trois commissaires enquêteurs s’est déclaré favorable.
Pour rappel, l’exploitation est autorisée depuis 2013 à abriter 500 vaches (et leurs veaux et génisses), mais un contrôle effectué en juin 2015, à la suite de révélations de Reporterre, avait montré que l’effectif atteignait près de 800 vaches. La préfecture de la Somme a prononcé des sanctions financières contre l’exploitant Michel Ramery, que celui-ci a réussi à faire suspendre par le tribunal administratif.
La ministre de l’Environnement reprend donc la main sur le dossier, et demande également au préfet de « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour faire respecter l’arrêté qui limite le cheptel à 500 vaches.
L’agriculture paysanne est une démarche, l’agriculture industrielle est une dérive. » À défaut d’avoir été convié à la Conférence environnementale qui s'est tenue à l'Élysée, le porte-parole de la Confédération paysanne est l’invité du trente-quatrième numéro d’Objections.
En philo

Animal-machine
Animal-machine (nom commun)
Théorie de René Descartes selon laquelle l'animal est analogue à la machine fabriquée.
Descartes affirme que l’animal n’est rien d’autre qu’une machine perfectionnée. Il n’y pas de différence fondamentale entre un automate et un animal. Un artefact fabriqué par l’homme n’est pas ontologiquement distinct d’un animal. La Lettre au Marquis de Newcastle (23 novembre 1646) compare explicitement l’animal à un horologe, composé de pièces mécaniques et de ressorts.
Pour Descartes, l’animal n’a ni âme ni raison. En dépit des apparences, l’animal n’a pas de pensées. Il réagit « automatiquement » à des stimuli. C’est une créature intégralement déterminée, qui est conçue sur le modèle d’un système mécanique.
À l’inverse, l’homme dispose de la pensée et du langage. Il a une âme et une raison. Il est libre. C’est une créature, mais une créature qui porte en elle la marque de l’infinité de Dieu. L’homme et l’animal sont finis, mais l’homme n’est pas pure finitude.
Descartes pense une rupture profonde entre l’homme et l’animal. Peu importe tout ce qui nous rapproche en apparence des animaux : il y a une différence métaphysique entre eux et nous. Descartes le dira explicitement : l’homme est plus proche de Dieu que des animaux.
La théorie de l’animal-machine sera abondamment critiquée par la suite. Aujourd’hui plus personne ne croit que les animaux soient réductibles à des machines (voir plus bas les commentaires). Sauf à l’heure des repas, bien entendu.

L'animal machine Par Elisabeth de Fontenay.
Un disciple de Descartes, Malebranche, qui est lui aussi un très grand philosophe du 17ème siècle, aura poussé à l’extrême et cruellement mis en pratique la thèse des animaux machines. Voici le récit de la visite que lui avait fait le philosophe Fontenelle. Je lis : « Une grosse chienne de la maison, et qui était pleine, entra dans la salle où ils se promenaient, vint caresser le P. Malebranche et se rouler à ses pieds. Après quelques mouvements inutiles pour la chasser, le philosophe lui donna un coup de pied, qui fit jeter à la chienne un cri de douleur et à Monsieur de Fontenelle un cri de compassion. Eh ! Quoi, lui dit froidement le Père Malebranche, ne savez-vous pas que cela ne sent point ? » Bon ! Mais il ne faut pas confondre le maître Descartes, qui a proposé à titre d’hypothèse qu’on considère les animaux comme des machines et le disciple, Malebranche qui a transformé la méthode en doctrine, en système et l’a traduite dans un acte barbare.
Un livre est paru, il a une quinzaine d’années sous le titre. Faut-il brûler Descartes ?
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Catherine Larrère Raphaël Larrère
Actualité de l’animal-machine ?20 septembre 2004.
Catherine Larrère Raphaël Larrère Actualité de l’animal-machine ?20 septembre 2004
Résumé : On a pu croire que la théorie cartésienne de l’animal-machine avait perdu toute vertu heuristique, et que l’animal était, depuis lors, considéré comme un être sensible doté d’états mentaux. Or, on assiste avec le développement des techno-sciences, à une nouvelle réification de l’animal. Déjà la zootechnie moderne considère l’animal comme une « machine vivante à aptitude multiple ». Certes, il ne s’agit plus de l’automate cartésien : l’animal de la zootechnie est une machine thermodynamique dotée de mécanismes d’autorégulation, un engin cybernétique. On tente d’en améliorer le rendement énergétique, on tend à maximiser l’efficacité de toutes ses fonctions (nutrition, croissance, reproduction). La génétique contemporaine travaille sur une autre analogie : l’animal n’est plus une machine thermodynamique, mais un programme d’ordinateur, que l’on peut à loisir enrichir d’informations nouvelles... Si les vaches peuvent devenir « folles », c’est peut-être que ce ne sont pas que des machines thermodynamiques. Et peut-être les animaux (comme les végétaux d’ailleurs) ne sont-ils pas réductibles à leur « programme génétique ».
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Les sites
Site de Hannah Letaïf
Belge née à Strasbourg, Hannah Letaïf découvre le monde de l’animation à Wissembourg, en Alsace, et décide de se plonger dans ce « vaste océan ». Elle intègre La Cambre, à Bruxelles, où elle touche à plusieurs disciplines avant de se spécialiser dans le cinéma d’animation. Là-bas, elle réalise trois courts métrages : Routine (2009), Condamné à vie (2010) et son film de fin d’études Cases ou Je ne suis pas un monstre (2011).
L'écho des initiatives alternatives
Les terres paysannes disparaissent, les nouveaux agriculteurs ont du mal à s’installer. Face à ce constat, « Terre de liens », réseau associatif, veut stopper la disparition des terres agricoles et permettre l’accès au foncier à des futurs agriculteurs souhaitant s’installer en agriculture biologique, agro-écologique ou biodynamique en soustrayant les terres agricoles à la logique du marché financier.
Par son association, son organisation foncière et sa fondation, Terre de liens agit concrètement pour l’installation d´agriculteurs et pour sensibiliser les citoyens et les pouvoirs publiques à la nécessité de préserver les terres agricoles. Son slogan : « Et si vous faisiez pousser des terres agricoles ? »
Tout simplement
Vers la simplicité volontaire
La Simplicité Volontaire, c’est réfléchir et agir sur notre propre consommation pour respecter la Terre et ses habitants.
C'est un choix conscient qui vise à se libé- rer du temps et de l'espace pour vivre dans la sobriété matérielle et l'harmonie relationnelle. Cette sobriété heureuse répond à des motivations diverses :
→ Choisir et encourager des modes de consommation ou de non consommation respectueux des personnes et de tout ce qui vit sur la Terre
→ Développer la solidarité, le partage et la coopération
→ S’impliquer dans la vie locale
→ Prendre du temps pour vivre nos relations et nos passions
→ Cultiver le plaisir de créer
→ Quitter le schéma du "avoir plus" pour aller vers le "vivre mieux"
Le mouvement altermondialiste basque Bizi ! a initié en octobre 2013 un grand village des alternatives dénommé Alternatiba, en plein cœur de Bayonne. Depuis cet événement, des dizaines de villes et territoires ont vu éclore des initiatives pour préparer des Alternatiba. De Lille à Bastia, en passant par Nantes et Bordeaux, ces villages visent à mettre en valeur les alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique.
Nous le constatons chaque jour, la solidarité agroécologique se pratique tant en France qu’à l’étranger. Partout dans le monde, les paysans et maraîchers affrontent les mêmes difficultés et relèvent les mêmes défis pour atteindre l’autonomie, la sécurité et la salubrité alimentaire. En Afrique, en Palestine, en Colombie, en France et bientôt en Grèce, nous participons à latransmission des savoirs et savoir-faire agroécologique.
Notre objectif
Accompagnement des populations vers l’autonomie, la sécurité et la salubrité alimentaires des populations jusqu’à ce que la présence de Terre & Humanisme ne soit plus nécessaire.
Depuis la création des premières AMAP en Île-de-France en 2003, elles se sont multipliées à un rythme exponentiel portant à 260 le nombre de groupes en ce début 2012, soit environ 15 000 familles d’amapiens travaillant avec 160 producteurs.
Basé sur des partenariats innovants et responsables entre paysans et consommateurs, le contrat AMAP est devenu un levier politique et citoyen pour qu'une autre dynamique agricole puisse exister à travers des circuits courts et des engagements environnementaux.
Nous accompagnons les futurs agriculteurs depuis la naissance du projet jusqu’à l’installation. Grâce à un parcours sécurisé et notamment à la possibilité de tester son activité, nous assurons aux porteurs de projets les meilleures conditions.
Les Champs des possibles s’inscrivent dans une optique de re-déploiement d’une agriculture de proximité, paysanne, biologique et en circuits courts, encourageant des dynamiques collectives.













